Entrés dans une rivalité exacerbée par des enjeux de pouvoir, les divers modèles de gouvernance des grands pays de la planète multiplient les confrontations économiques et militaires. Par de grands projets intercontinentaux, par des investissements et une présence dans tous les azimuts, par des incursions territoriales ou maritimes, les grands Etats s’appliquent à un nouveau ’’partage’’ des influences du monde.
Dans ce début du XXIe siècle qui voit s’opposer les démocraties à certaines autocraties politiques ou religieuses, la raison peine à se faire entendre. Bien souvent soutenues par des activités interlopes quelques théocraties s’impliquent dans le seul but d’exister.
En visitant les séquences de la protohistoire jusqu’à nos jours, on comprend alors que ces luttes de partage d’influences accompagnent l’évolution des sociétés.
Lorsqu’au néolithique (vers 5000 ans avant notre ère), en diffusant le mégalithisme sur un large territoire de l’Arc atlantique, l’homme avait-il conscience d’entreprendre une démarche géopolitique ? Lorsque les Jésuites intervenaient aux quatre coins du Monde, leurs actions spirituelles et économiques intégraient la géopolitique. Sans en connaitre le nom, de tous les temps les hommes ont mené des actions géopolitiques.
Ce regard sur le passé peut-il entrebâiller les portes de l’avenir ?
Yannick Lecerf, archéologue