Poésie lue, poésie dite

Description

Le titre originel de cette conférence tient à son mode de présentation en duo :  Nathalie Quintin-Riou proposera une réflexion depuis des poèmes que Claire Novack mettra en voix.

Il s’agira de montrer comment dans une poésie des femmes la nature apparaît creuser un passage entre notre ici et un ailleurs (imaginaire, mort..). Cela en partant des lais de Marie de France, centre d’une toile d’où seront tirés des fils vers une poésie plus moderne : Louise Labé, Emily Dickinson, Ilse Aichinger, Joséphine Bacon, et Fabienne Raphoz.

Trois horizons rythmeront cet exposé :

Tout d’abord le merveilleux celtique où la communication entre monde d’ici « réaliste » et ailleurs va de soi… où les animaux sont humains et les humains des animaux… Cette fluidité rappelle les représentations animistes où tous les vivants partagent un même intérieur comme dans la poésie de Joséphine Bacon :  imaginaire innui et imaginaire celtique résonnent. 

Ensuite, il y a une poésie qui entend dans la nature un langage, images et symboles, qui rêve que la plume d’oie cacarde… A partir du « Lai du Chèvrefeuille », des fils seront tirés vers des poèmes de Louise Labé, Emily Dickinson et Fabienne Raphoz. Comment font-elles pour que ces images ne se figent pas en symbole creux ?

Enfin un dernier pont sera ébauché au milieu duquel sera interrogé l’obscur : pourquoi, comment le sens apparaît-il brouillé avec le corps bien présent de vivants de la nature ? Cette écharpe de brume va de Marie de France à Ilse Aichinger.

Nathalie Quintin-Riou, poétesse, enseignante agrégée de lettres modernes, autrice

Détail
Thème
Littérature
Conférencier
Nathalie QUINTIN-RIOU
Prix
Gratuit pour les adhérents
Date
24/11/2025 14h30
Lieu
360
Durée
01h30
Nombre de place
250