Géricault fut avant Delacroix le fer de lance du romantisme français en peinture. Mort prématurément, son œuvre trop tôt interrompue ne saurait se réduire aux tableaux célèbres tels « Le Radeau de la Méduse » ou « Le Chasseur de la garde à cheval ». Souvent mélancolique, violente, sa peinture interpelle. En s’intéressant à ceux qui souffrent, à travers l’allégorie du cheval, Géricault marque une rupture avec le classicisme et témoigne d’une humanité profonde et d’une dimension politique. La conférence cherchera à mieux comprendre son œuvre en s’intéressant outre les tableaux, à la vie trop brève de cet artiste génial et à sa personnalité complexe.
Jean-Louis Le Run, pédopsychiatre, co-fondateur de la revue enfances et psy (Editions Erès), auteur de plus de cent articles et de nombreux ouvrages. Passionné d’art il s’intéresse en particulier à l’influence de l’enfance des artistes sur leur œuvre et aux représentations de l’enfance dans l’art.