Perception du temps chez le patient et le soignant

Description

Le temps n’est pas seulement une mesure objective des minutes qui passent, c’est une perception propre à chacun et variable. Tandis que les soignants ont souvent le sentiment de manquer de temps, les patients ont un ressenti très différent. Dans l’univers de la maladie et de l’action thérapeutique, la temporalité exerce un pouvoir absolu, rien ne peut échapper à l’emprise du chronos.  Il n’est pas surprenant que le monde soignant, sans cesse au contact de patients placés dans un temps contraint par la maladie et l’hospitalisation, se sente si intensément confronté à la temporalité. Le temps contribue à la qualité du soin, au bon moment du prendre soin ; il se définit alors comme le kaïros ! Mais le temps du soignant est aussi celui de l’urgence, alors le manque de temps est-il consubstantiel à l’activité de soin ? Est-il possible de porter attention à la durée bergsonienne, et faire « coïncider l’attention qui se fixe et le temps qui fuit » ? Le temps du patient, parfois impatient, a souvent tendance à s’étirer de manière inexorable, c’est le temps de l’attente. Ce que le patient attend, n’est-ce pas précisément qu’on l’écoute, que l’on réponde à ses inquiétudes ? Le temps devient celui de la rencontre, celui de la confiance ! La problématique du temps est donc bien plus qu’une question de découpage d’actes, elle concerne la pertinence de ce qui se passe ou se dit dans un soin et dans la relation soignant-soigné. La notion de temps diffère selon que l’on soit en soins palliatifs, que l’on annonce une maladie ou que celle-ci doive être suivie à vie. Comment harmoniser les représentations du patient et du soignant, face au temps ?

Détail
Thème
Santé
Conférencier
Francine FRIEDERICH
Prix
Gratuit pour les adhérents
Date de la session
22/01/2020 14h30
Lieu de la session
Maison des associations
Durée
01h30
Nombre de place
250