De Chateaubriand à Sartre

Description

François-René de Chateaubriand avait pour ses arbres une tendresse paternelle, il les appelait « ses enfants », leur consacrant même la première page du premier livre de ses Mémoires.

En son chef-d’œuvre « La nausée », Jean-Paul Sartre fit d’un marronnier l’Arbre de l’Existentialisme, mais l’intellectuel parisien ne connaissait rien aux arbres… le marronnier était un érable !

Que ce soient les cèdres du Liban de Lamartine ou les tilleuls de Kant, le platane des Invalides de Taine ou le ginkgo biloba de Gœthe, tous les écrivains aimaient à s’identifier aux arbres, tous les assimilaient à des êtres vivants. « L’arbre semble penser », écrira Paul Valéry.

Nous ne savons pas encore si nos arbres « pensent », bien que Platon affirmait qu’ils avaient une âme pouvant éprouver des sensations, et que même, sur leurs écorces, « on pouvait lire les cicatrices de leurs souffrances » ; mais ce qui est sûr aujourd’hui, c’est qu’ils nous « entendent » et nous « répondent »… Lorsque George Sand conta son « Chêne parlant », se doutait-elle qu’un jour des scientifiques enregistreraient les mélodies plaintives provenant du cœur des arbres ?

Dans son poème « Aux arbres » des « Contemplations », Victor Hugo, le visionnaire, avait écrit : « Quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime ». Alors, si depuis des siècles les arbres nous écoutent, comment peuvent-ils encore nous aimer ?

Détail
Thème
Littérature
Conférencier
Michel DESIR
Prix
Gratuit pour les adhérents
Prix (non adhérents)
0 € (la conférence est donc ouverte aux non adhérents)
Date de la session
15/11/2019 14h30
Lieu de la session
Espace Ouest-France
Durée
01h30
Nombre de place
160